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Bon vent,
Julie


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Mercredi 1 juillet 2009

La cathédrale Notre-Dame de Montréal - Québec, décembre 2007.

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Mercredi 24 juin 2009
Je ne serai pas restée ancrée à mon bureau très longtemps. 24 heures après mon retour à Cotonou, mon maître de stage m'a invitée à le suivre sur le terrain à Grand-Popo, à l'extrême sud-ouest du Bénin, où Eco-Bénin travaille actuellement sur un diagnostic du potentiel écotouristique. Journée en barque entre les rives et les îlots de l'embouchure du fleuve Mono.


Famille hippo est de sortie !



Ancienne maison coloniale à Hèvè, aujourd'hui habitée par les descendants du gardien.





Vus d'en haut : le fleuve, la langue de sable, et la mer.



Pêcheurs dans leur pirogue


Nette démarcation entre l'eau du fleuve et celle de l'océan (au premier plan).


L'embouchure... (la Bouche du Roy)

et l'Atlantique !

Gbecon, premier village de Grand-Popo, et les vestiges des maisons commerciales portugaises. Inutile de préciser de quel commerce il s'agissait...



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Mercredi 24 juin 2009
     Dernier site d'étude... Un petit village du centre-ouest du pays, où il y a 25 ans une Suisse et un Français se sont installés et n'ont rien fait de moins que sauver une forêt de 600 hectares ! Forêt magnifique, désormais protégée par l'État et surtout par les riverains eux-mêmes, et où les cervidés commencent à revenir. Lui, a apporté au village les techniques d'apiculture européennes ; aujourd'hui l'Association des Apiculteurs du Bénin regroupe 350 paysans des villages alentours et produit l'un des meilleurs miels d'Afrique de l'Ouest. Elle, a fondé l'école communautaire Ayéké, où l'éducation à l'environnement et la créativité des enfants sont mis au premier plan. Elle a aussi aidé les guérisseurs traditionnels à préserver les plantes dont ils font usage et même à créer chacun un petit jardin personnel. Je suis repartie avec une grande admiration pour cette femme et le travail qu'elle a accompli, seule, dans ce village. Chapeau.

À l'école Ayéké


Couvent vodoun

Fleur de baobab


Parfois, en Afrique, il pleut...

... beaucoup !

La rivière Zou, qui bientôt sera en crues

Tiogbé, le Roi de Koko



     Finies, les "promenades" à travers le pays. Le mois et demi qu'il me reste seront consacrés au traitement des données récoltées sur le terrain et à la rédaction du rapport de stage.

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Lundi 22 juin 2009
Scènes du marché de Glazoué, le troisième du Bénin





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Lundi 22 juin 2009
Quelques photos de Camaté-Shakaloké et ses environs, dans le centre du Bénin, où est installée une association qui travaille essentiellement en éducation à l'environnement. Cure de verdure : la végétation tropicale est magnifique en cette saison des pluies. Et contacts avec les villageois toujours aussi accueillants.


Ici, le concassage du granite pour la construction se fait à la main. Un travail long et fastidieux, qui rapporte trois fois rien.



Randonnée sur les collines qui surplombent le village...




Baobab

Le village de Camaté-Shakaloké vu d'en haut


Agriculteurs au travail dans un champ de maïs

Une école !

Au détour d'un chemin, le caméléon.

Le fleuve Ouémé...

... traversé à pied

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Jeudi 18 juin 2009
  
     En redescendant sur Cotonou, je me suis arrêtée à Parakou, troisième ville du pays. À une dizaine de kilomètres est implanté un centre Songhaï. Songhaï est une ONG et une institution béninoise, installée principalement à Porto-Novo. Les centres (il y en a 5 dans le pays) sont des fermes expérimentales, centres de recherche et de formation en agriculture durable. Beaucoup de choses intéressantes, de l'unité de transformation des produits agricoles (séchage des mangues, production de jus de fruits...) au système de production de biogaz, en passant par le superbe potager. Ils souhaitent développer un peu d'écotourisme sur leur site, d'où ma visite chez eux. Ici les pluies ont commencé depuis un moment, et la végétation explose, luxuriante. Bien appréciable, et reposant, après la sécheresse du nord.


En premier plan, les buttes de terre bien particulières des champs d'igname

Agriculteurs au travail dans un champ de manioc. Tout ici se fait à la force des bras.

Fleurs de bissap, dont on tire un délicieux jus.


Bassins de pisciculture dans le lac artificiel


Lotus

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Jeudi 18 juin 2009
 

Le Parc Régional du W s'étend sur un million d'hectares à travers le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. C'est dans les villages de sa périphérie béninoise que j'ai poursuivi mon stage. Je disais qu'il faisait chaud à Tanongou et dans le Parc de la Pendjari ? Oubliez ça ! Car là, à Alfakoara et Karimama, la chaleur prend une autre ampleur. Le mercure dépasse quotidiennement ou presque les 40°C, et on sent bien l'influence du Sahel ; surtout en cette saison des pluies qui tardait à arriver.

Si je n'ai pas eu la chance d'aller dans le Parc W, c'est dans les villages de sa périphérie que j'ai compris tout le sens de l'expression « diversité culturelle ». En deux petites semaines, j'aurai eu des interlocuteurs d'une bonne demi-douzaine d'ethnies différentes ! Nuits à la belle étoile chez les Peulhs d'Alfakoara, pasteurs nomades récemment sédentarisés. Crépuscule, silhouettes tournées vers La Mecque et prières en arabe ; le nord-est, c'est aussi le Bénin de l'islam. Ou soirées à refaire le monde africain avec les gardes du parc à la base de Karimama. Et le Niger, de l'autre côté du fleuve du même nom.

Chez les Peulhs d'Alfakoara




Battage du mil à Bogo-Bogo (Karimama)



De l'autre côté, le Niger...


Intérieur d'habitation traditionnelle peulh



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Lundi 1 juin 2009

Plage sous les cocotiers, sur les bords du Lac Ahémé. Bénin, mars 2009.

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Mardi 5 mai 2009
     Le second village, Tanongou, est aux portes du Parc National de la Pendjari, où j'ai eu l'opportunité d'aller deux fois. Je n'ai pas eu la chance de voir les lions, mais j'ai tout de même pu observer éléphants, hippopotames, crocodiles, phacochères, une multitude d'antilopes... sans parler de la myriade d'oiseaux multicolores. Tanongou, c'est aussi une belle cascade qui apporte de la fraîcheur et une végétation luxuriante autour. J'étais hébergée chez l'habitant, et Abiba, la chef de famille, est vite devenue ma « petite maman ». Contacts magiques aussi avec les enfants, et avec quelques Sénégalais qui ont constitué une petite communauté à laquelle on ne s'attendrait pas dans ce village perdu au nord du Bénin...



















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Mardi 5 mai 2009

     Après un mois passé dans les villages du nord-ouest Bénin, me voici de retour pour quelques jours à Cotonou. Un mois dans deux villages de brousse, au contact de populations d'une grande gentillesse et toujours aussi accueillantes, au coeur de la nature ouest-africaine. A chaque village, c'est une nouvelle ethnie, avec une nouvelle langue, de nouvelles coutumes... une nouvelle culture. Bénin, petit pays si diversifié ! Un mois sans électricité, eau courante ou réseau téléphonique, au rythme des danses et des cérémonies nombreuses en cette fin de saison sèche où les travaux des champs offrent un peu de répis aux villageois. Retour aux essentiels... par une température flirtant régulièrement avec les 40°C.

     Le premier village, c'était Koussoukoingou, pays des fabuleuses tatas Somba, des habitations traditionnelles faites en terre, véritables mini-forteresses familiales où chaque détail est réfléchi et organisé, et où l'essentiel de la vie se déroule sur le toit-terrasse. Sur les plateaux de la chaîne de l'Atacora, à environ 500m d'altitude, et où les nuits offraient donc un peu de fraîcheur bien appréciable. J'ai rencontré sur place un collègue avec qui il a été très agréable de travailler, le genre de bonhomme qui porte le développement de son village à lui seul... J'en reste admirative. Paysage de champs de sorgho dorés par la sécheresse, parsemés de baobabs et d'irokos majestueux.















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