La cathédrale Notre-Dame de Montréal - Québec, décembre 2007.
Le Parc Régional du W s'étend sur un million d'hectares à travers le Bénin, le Burkina Faso et le Niger. C'est dans les villages de sa périphérie béninoise que j'ai poursuivi mon stage. Je disais qu'il faisait chaud à Tanongou et dans le Parc de la Pendjari ? Oubliez ça ! Car là, à Alfakoara et Karimama, la chaleur prend une autre ampleur. Le mercure dépasse quotidiennement ou presque les 40°C, et on sent bien l'influence du Sahel ; surtout en cette saison des pluies qui tardait à arriver.
Si je n'ai pas eu la chance d'aller dans le Parc W, c'est dans les villages de sa périphérie que j'ai compris tout le sens de l'expression « diversité culturelle ». En deux petites semaines, j'aurai eu des interlocuteurs d'une bonne demi-douzaine d'ethnies différentes ! Nuits à la belle étoile chez les Peulhs d'Alfakoara, pasteurs nomades récemment sédentarisés. Crépuscule, silhouettes tournées vers La Mecque et prières en arabe ; le nord-est, c'est aussi le Bénin de l'islam. Ou soirées à refaire le monde africain avec les gardes du parc à la base de Karimama. Et le Niger, de l'autre côté du fleuve du même nom.
Chez les Peulhs d'Alfakoara
Intérieur d'habitation traditionnelle peulh
Après un mois passé dans les villages du nord-ouest Bénin, me voici de retour pour quelques jours à Cotonou. Un mois dans deux villages de brousse, au contact de populations d'une grande gentillesse et toujours aussi accueillantes, au coeur de la nature ouest-africaine. A chaque village, c'est une nouvelle ethnie, avec une nouvelle langue, de nouvelles coutumes... une nouvelle culture. Bénin, petit pays si diversifié ! Un mois sans électricité, eau courante ou réseau téléphonique, au rythme des danses et des cérémonies nombreuses en cette fin de saison sèche où les travaux des champs offrent un peu de répis aux villageois. Retour aux essentiels... par une température flirtant régulièrement avec les 40°C.
Le premier village, c'était Koussoukoingou, pays des fabuleuses tatas Somba, des habitations traditionnelles faites en terre, véritables mini-forteresses familiales où chaque détail est réfléchi et organisé, et où l'essentiel de la vie se déroule sur le toit-terrasse. Sur les plateaux de la chaîne de l'Atacora, à environ 500m d'altitude, et où les nuits offraient donc un peu de fraîcheur bien appréciable. J'ai rencontré sur place un collègue avec qui il a été très agréable de travailler, le genre de bonhomme qui porte le développement de son village à lui seul... J'en reste admirative. Paysage de champs de sorgho dorés par la sécheresse, parsemés de baobabs et d'irokos majestueux.
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